L’agence immobilière va t’elle disparaître à cause du digital ? – Actualités – FICHIER AMEPI

Une entreprise est en danger lorsque les technologies et la sociétéévoluent plus rapidement que sa capacité à s’adapter. Aucun modèleéconomique n’est épargné (Taxi, Hôtellerie, Banque…) et aucuneentreprise n’est aujourd’hui " too big to fail " trop grossepour tomber. Avec le digital il y a une sorte de sélection naturelle quis’opère, les sociétés n’arrivant pas à s’adapter étant soit avalées parde plus agiles, soit elles disparaissent tout simplement : Motorola,Nokia, Kodak, Virgin Megastore, SAAB, American Airlines… la liste estlongue ! Charles Darwin a écrit dans sa théorie de l’évolution "Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, niles plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux auxchangements ". L’adaptabilité au monde digital est identique. C’eststratégique pour toutes les entreprises et on parle aujourd’hui deDigital Darwinism quand une société est mise à mal et disparait parcequ’elle n’a pas évoluée.   Et si l’agence et les agents immobiliersétaient en voie d’extinction ? Comme tous les autres univers le marchéde la pierre n’échappe pas à la digitalisation. Les mutations sontrapides et parfois violentes. La société évolue les sociétés doiventévoluer. Il faut donc s’adapter mais il ne faut cependant pas changerpour changer, mais bien appréhender un nouvel environnement dans lequella société va se repenser sur le long terme. Les agences aussi doiventse digitaliser sous peine de disparaître. Non pas en quittant lescentres villes pour se dématérialiser sur le net, nous n’y croyons pas,mais en existant via des services numériques à fortes valeurs ajoutées.Les entreprises qui subissent le digital sont celles qui sont le moinsorientées clients. Kodak pouvait facilement inventer Instagram, VirginMégastore pouvait inventer Deezer ou Spotify mais leurs résistances auxchangements, leurs mécompréhensions des besoins clients et de la réalitédes usages les ont exclus des choix des consommateurs. Cettedigitalisation des clients transforme les usages et les pratiques. Dansl’immobilier le premier interlocuteur lors d’une recherche immobilièren’est plus l’agent immobilier du quartier, maintenant c’est à Google quel’on demande. Les recherches sont de plus en plus précises et c’est lemoteur de recherche qui dirige et qui renseigne sur les informationsqu’il juge pertinentes selon ses algorithmes et ses intérêtspublicitaires. Beaucoup d’acteurs vivent de l’immobilier sur Internet,des portails, des services qui pour beaucoup jouent uniquement les« intercalaires » entre les agences et les consommateurs. Pas desintermédiaires qui apporteraient de la valeur, mais des filtres et despéages qui vampirisent la visibilité des agences en leur faisant payer àprix d’or l’exposition de leurs annonces. Pour mieux comprendre lepropos : si l’on transpose cette démarche dans le monde réel, cesacteurs installent une guérite devant les agences et les agents payentpour qu’ils passent par cette porte. Avec cet argent ils construisentdes cloisons de plus en plus hautes qui occultent complétement lavitrine, il est donc nécessaire de payer de plus en plus, jour aprèsjour. L’agent immobilier doit reprendre son destin en main et continuerà créer de la valeur, il doit survivre à cette automatisation quesouhaite certaines startups. Il doit se transformer lui aussi et serepositionner, se poser des questions et réallouer des budgets et desefforts. La digitalisation de l’agence ce n’est pas de financer plus deservices, c’est utiliser les technologies qui vont renforcer le rôle del’agent immobilier.   Il faut disposer des services qui vont renforcersa valeur au niveau local, c’est là que le business se déroule. Le pointde vente est surtout un point de contact humain et c’est un avantageconcurrentiel énorme. Les géants du digital l’ont bien compris et ilssouhaitent, eux aussi, posséder des points de ventes physiques : lacomplémentarité est essentielle. Plus qu’un lieu d’achat, le point devente devient un lieu de vie et d’expérience. Quelques exemples :Amazon, le géant de la distribution en ligne a ouvert une boutique àSeattle où se trouve son siège, et selon le Wall Street Journal, ilsauraient prévu d’ouvrir 300 à 400 boutiques sur le territoireaméricain.  Birchbox, le pure player de box à domicile a ouvert unmagasin rue Montmartre qui ne désemplit pas. Apple ouvre des boutiquesalors qu’ils pourraient vendre très facilement depuis le web qu’ilmaîtrise parfaitement.   Le commerce est et restera hautementrelationnel et serviciel, c’est bien là que l’agent à sa valeur ajoutéeà apporter. Au delà de l’expertise technique qu’il délivre, l’agentaccompagne le consommateur tout au long du processus : de l’écoute duprojet à sa concrétisation. L’agent offre une interaction personnaliséecar chaque acheteur a sa propre histoire, sa personnalité, sesaspirations, ses craintes. Chaque vendeur des demandes et des exigences.Cette sensibilité et cette adaptabilité, seul l’humain peut l’offrir. Ilest nécessaire de conjuguer les avantages du digital et les avantages del’agence physique. L’agent immobilier doit appréhender le digital commeun outil à son service plutôt qu’une menace. Et il doit faire des choix,investir sur des supports qui valorisent son expertise et qui préserveson fond de commerce. Il doit repenser sa présence digitale et sesactions. Le mandat exclusif permet de maîtriser son inventaire, leFichier Amepi est un des outils digitaux qui permet de renforcer le rôlede l’agence et accélère le business. Il est nécessaire de s’unir entreprofessionnels de l’immobilier, de monter en compétence et il est urgentde le faire de façon locale, c’est là que sont les biens et les clients.L’agence immobilière ne disparaitra pas à cause du digital, elledisparaitra si les agents ne se digitalisent pas. L’agent immobilier dufutur se démarquera par son savoir-faire et son savoir-être associés àl’utilisation des nouvelles technologies. Sinon un algorithme prendra sa place.

Source: www.fichieramepi.fr