Immobilier: les super-riches préfèrent New York et Paris

Selon une étude internationale, New York est la première ville oùveulent vivre les millionnaires. Mais elle est désormais talonnée parParis qui n’était qu’à la cinquième place de ce classement l’an dernier.Décidément, tout le monde s’arrache l’immobilier parisien. Alors que lemarché local a connu des niveaux de vente record et de fortes haussesdes prix dopés par la demande intérieure, les étrangers s’intéressenteux aussi de plus en plus à la capitale française. Récemment, une étudemontrait que c’est à Paris que les prix de l’immobilier de luxedevraient grimper le plus dans le monde cette année (avec une hausseattendue de 9%). Cet appétit international pour Paris se confirme dansl’étude annelle «Global Property Handbook» menée par les réseauximmobiliers Barnes et Warburg. » LIRE AUSSI – Immobilier de luxe: Parisn°1 mondial de la flambée des prix en 2018? On y a la confirmation quel’Amérique du nord a toujours les faveurs des personnes disposant deplus d’un million de dollars, puisqu’on y trouve 5 de leurs 10 villesfavorites dans le monde. Il s’agit de New York (n°1), Los Angeles (n°4),Toronto (n°6), San Francisco (n°7) et Chicago (n°9). La «Grosse Pomme» avolé la place de leader à Londres qui paie ainsi les effets du Brexit.Mais pas si chèrement que cela, puisque la capitale britannique occupedésormais la 3e place. Paris, de son côté, effectue une remontéemagistrale, passant de la 5e à la 2e place de ce palmarès. Tous lesétrangers de retour sauf les Russes «Tous les étrangers sont de retoursur ce marché, à l’exception des Russes, souligne Thibault deSaint-Vincent, président de Barnes. Et on y trouve aussi bon nombre decadres supérieurs et dirigeants de retour de l’étranger et disposantd’un budget de 2 à 4 millions d’euros.» Dans la mesure où la demande semaintient à des niveaux élevés tandis que l’offre repart à la hausse, leréseau entrevoit un «atterrissage des prix». Le cœur de Paris attiretoujours les étrangers en quête d’un pied-à-terre ainsi que lesacheteurs les plus jeunes et les plus âgés, sans enfants. Dans le 8earrondissement par exemple, le tiers des acheteurs de biens de luxe estétranger. Les familles, quant à elles, hésitent de moins en moins àquitter la capitale pour l’ouest parisien, son cadre de vie familial etses écoles. Preuve d’un enthousiasme retrouvé, le réseau Barnes aenregistré sur l’année écoulée pas moins de 74 «ventes éclairs». Destransactions qui peuvent s’élever à plusieurs millions d’euros, concluessans négociation, à la première visite… Et le réseau de citerl’exemple d’un duplex de 181 m² vendu immédiatement à Neuilly-sur-Seine(Haus-de-Seine) pour 2,52 millions d’euros. Ou encore une vente à prèsde 20.000 € le mètre carré conclue en une semaine avec des acheteursfrançais s’offrant un 156 m² à rénover… La perspective de l’IFI (impôtsur la fortune immobilière) ne rebute visiblement pas tout le monde. Etsi Paris reste l’incontestable locomotive du luxe immobilier à lafrançaise, les autres destinations hexagonales ne se portent pas mal nonplus. La Côte d’Azur garde ainsi la cote notamment avec Cannes maissurtout avec le retour au premier plan de Saint-Tropez qui revient à lamode après avoir été un temps éclipsée par des destinations tellesqu’Ibiza ou la Sardaigne. Idem pour les stations des Alpes françaisesqui dament le pion à leurs voisines suisses. Copyright © 2018

Source: www.boursorama.com